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La scène allemande après les élections fédérales
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La transition énergétique en questions
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Jeudi 20 octobre 2016 de 18h30 à 20h30...



mise en ligne: jeudi 20 octobre 2016




Jeudi 20 octobre 2016 de 18h30 à 20h30
3 rue Récamier, Paris 75007
métro Sèvres-Babylone

avec
Michel Bourguignon*
Professeur des universités en médecine nucléaire
Conseiller auprès du directeur général de l’IRSN

sur le thème de :

Les points clés du désamour au pays du Nucléaire





La France s’est dotée d’un parc nucléaire de production d’électricité performant. Notre électricité n’est pas chère, produite en continu (et non pas de façon alternative) et non carbonée. Tout le monde devrait être content ! Ce n’est plus le cas.
Le nucléaire dans le monde a eu un trou d’air avec l’accident de Fukushima. Cependant 60 réacteurs environ sont en construction dans le monde et de grands projets sont en prévision dans de nombreux pays. L’avenir n’est donc pas fermé au nucléaire. Le Nucléaire fait face en France à des difficultés et à une certaine morosité. Pourquoi ?
Quelques pistes pour comprendre : des problèmes techniques et des difficultés politiques, en interaction non favorables !
1. Des problèmes techniques ? oui et non.
On découvre aujourd’hui des anomalies, dont certaines anciennes, de la négligence et un manque de rigueur, le tout générateur de « malfaçons ». Il faut dire aussi que l’on n’avait pas autrefois les méthodes d’analyse d’aujourd’hui. La communication avec un langage d’ingénieur et d’administratif est incompréhensible pour le public. Une fissure pour le grand public, ça fuit ! Alors que ce n’est pas ça : la transparence, sans expliquer et situer le contexte, se révèle contre productive! Il y a pourtant de vrais problèmes techniques : on ne sait plus ni forger ni faire les soudures à la perfection, du premier coup, ni faire le béton avec les exigences de sûreté en hausse en ces temps post-accidentels. Perte de temps, d’argent et de confiance.
2. Des difficultés politiques ? oui. Financières ? peut-être.
Les écologistes sont antinucléaires et négocient leur soutien électoral : fermeture de Superphénix, de Fessenheim. Ils veulent éliminer le nucléaire tout en empêchant la gestion des déchets ou le démantèlement, et en réclamant une fin de vie précoce. De son coté l’Etat ne donne pas une vision claire de l’avenir : transition énergétique à la hussarde, sans tenir compte de la réalité économique, sans savoir ce que vont donner les fermes éoliennes, réduisant le nucléaire au passage, sans anticiper la fin de vie du parc actuel dans les 20 ans qui viennent.
A cela s’ajoutent des questions financières. EDF a des problèmes dans un cadre industriel et économique contraint et non réaliste : obliger EDF à payer au prix fort la transition énergétique avec un rachat obligatoire de l’éolien/solaire.
La situation d’Areva est plus délicate : la « guerre » avec EDF a été dévastatrice avec, en plus, une vision commerciale surdimensionnée mise à mal par l’accident de Fukushima. L’Etat ne joue son rôle d’actionnaire majoritaire que bien tard. Après avoir vendu à perte l’EPR en Finlande, AREVA y va seul sans EDF, alors que les plans d’exécution sont loin d’être terminés. Puis EDF s’engage seule aussi à Flamanville. Et pourquoi s’engager dans Hinckley Point à 21 G€ ? Très cher, trop cher ? Et beaucoup d’incohérences ?
Enfin, la question des déchets du nucléaire reste majeure : ITER est défendu politiquement pour son absence de déchets. Cela suffira-t-il ? D’autres filières sont elles possibles ? Celle au tritium ?
Même compromise par des erreurs stratégiques, et des défaillances techniques, peut-on nier la belle réussite nucléaire française ? Peut-on redresser la barre en s'appuyant sur un formidable savoir-faire ?
Le nucléaire reste une affaire d’Etat. Peut-il devenir une affaire citoyenne ?



*Michel Bourguignon est médecin, Professeur des universités en Biophysique et Médecine Nucléaire et Praticien Hospitalier. Il a travaillé au CEA au service hospitalier Frédéric Joliot. Il a été directeur médical de l’OPRI, puis directeur adjoint de la DGSNR avant d’être commissaire de l’Autorité de Sureté Nucléaire (2006-2014). Il est conseiller de la direction de l’institut de radioprotection et de sureté nucléaire (IRSN). Il est représentant français au comité scientifique et technique EURATOM.


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