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Plénières des 8 et 21 février


mise en ligne: dimanche 15 janvier 2017


Plénière du 8 février 2017


mercredi 8 février 2017 de 18h30 à 20h30
3 rue Récamier, Paris 75007
métro Sèvres-Babylone

avec

Patrick Weil

Patrick Weil est un historien spécialiste des questions d’immigration et de citoyenneté. Directeur de Recherche au CNRS, au Centre d'Histoire sociale du 20ème siècle (université de Paris1 Panthéon-Sorbonne). Il est aussi professeur invité à Yale Law School.
Les travaux de la mission Weil, désignée par L. Jospin, ont servi de base aux lois promulguées en 1998, relatives à la nationalité et à l’immigration.
P. Weil a également participé à la commission Stasi.


sur le thème de :


La République est-elle menacée par les identités?





C’est la question à laquelle répondra Patrick Weil, membre fondateur du Cercle Condorcet de Paris.
La France est associée à sa République depuis la Révolution de 1789. Celle-ci a connu quelques rejets, deux Empires, une Restauration et enfin le Régime de Vichy. A chaque fois, la contestation du peuple comme représentant le « corps » de la France a été instruite et l’identité républicaine dissoute, pour la remplacer par d’autres identités, aristocratiques, chrétiennes, terriennes, voire « racistes ».
Depuis quelques années, et notamment 2007, la question de l’identité est ressortie, telle un diable d’une boite, pour signifier la nécessité de la défendre ou de la retrouver. Mais de quoi s’agit-il ?
D’une perte de repères ? D’une perte d’identité ? Associée aux sentiments d’insécurité, cette revendication de l’identité désigne un dedans et un dehors, ceux qui la partagent, ceux qui en sont exclus. Il est question d’identité nationale et jamais de citoyenneté, abandonnant clairement la portée universelle et républicaine de celle-ci.
C’est un miroir donné aux membres de la société qui aspirent à se protéger en défendant des valeurs tournées vers un passé connu, face à un avenir inquiétant, sous la menace supposée de forces extérieures. Sont-ils tellement dépossédés de leur possibilité d’intervention, notamment par la voie des élections et de perspectives offertes à leurs choix, qu’ils se perdent dans la colère et le rejet ?
D’autant que pour défendre son identité on la confronte aux autres identités qui ne peuvent être qu’étrangères et dangereuses ! On assiste à des guerres d’identités.
L'éducation, la laïcité sont mises au coeur des débats et rendues responsables des malheurs qui arrivent aux français, avec pour repoussoir les "autres", étrangers, réfugiés, mais aussi immigrés, y compris ceux de la seconde génération, pourtant citoyens français.
Or la République originelle de la Révolution se voulait clairement ouverte, accueillante.

Bibliographie
La France et ses étrangers. L'aventure d'une politique de l'immigration de 1938 à nos jours, Paris, Calmann-Lévy, 1991 nouvelle édition refondue, Paris, Gallimard, coll. « Folio Histoire », 2005, 579 p.
Son dernier ouvrage,
Le sens de la République (2015, Grasset) a obtenu le prix Jean Zay 2015.








Bernard A. Wolfer
Président du Cercle Condorcet de Paris


Les plénières sont ouvertes aux membres du cercle et à leurs invités


Nous comptons sur votre présence et vous prions de croire à nos meilleurs sentiments




Plénière du 21 février 2017

mardi 21 février 2017 de 18h30 à 20h30
3 rue Récamier, Paris 75007
métro Sèvres-Babylone

avec

Dominique Rousseau

Dominique Rousseau est professeur de droit constitutionnel à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre du Conseil Supérieur de la Magistrature de 2002 à 2006. Il est Président du conseil scientifique de l'Association Française de Droit Constitutionnel


sur le thème de :


Quelle République et quelle démocratie pour la France ?
Les institutions en questions



La période électorale que connaît la France relance nombre d’interrogations sur sa constitution et les institutions qui règlent sa vie démocratique. Focalisée sur l’élection présidentielle, la vie politique confond l’homme, sa fonction et son projet, réduisant souvent le débat public à un choix entre rejet, acquiescement ou abstention. Le rôle des partis s’en trouve affaibli.
Alors, faut-il une sixième République ? Supprimer la diarchie au sommet de l’Etat ? Remplacer le système électoral à deux tours par un système proportionnel ? Supprimer le cumul des mandats ? Supprimer le 49-3 ? Renforcer la démocratie directe et avoir recours aux referendums ? Supprimer le Sénat ou le fondre avec le CESE ? Faut-il aller plus loin dans une intégration européenne ou en revenir ?
Face à la perte de confiance des citoyens dans la capacité des politiques et des partis à proposer des perspectives et à gérer les problèmes de la société, l’idée de retrouver des marges de manœuvre et un élan en changeant les institutions, en particulier la Constitution, fait partie des solutions au malaise démocratique que connaît la France. Elle n’est pas la seule d’ailleurs, en Europe ou dans le Monde, à se poser des questions sur son modèle démocratique. La percée de mouvements autoritaires, de partis d’extrême droite est un symptôme. Le souhait de repli sur la nation (Brexit, élection de Trump, Pologne, Hongrie, etc.) est la manifestation du rejet des formes de progrès politiques et sociaux vécus ces cinquante dernières années et liés à la globalisation. Parce que les crises venues, ces « progrès » n’auraient plus d’avenir et seraient même menaçants.
Faut-il pour autant changer tout de la Constitution ? Peut-on simplement l’amender ? Mais cela suffit-il ?
En effet, que peut-on dire de l’adéquation de la société à ses institutions démocratiques? La question des pouvoirs est-elle réglée par celles-ci ? Des pouvoirs économiques en particulier ? N’est-ce pas un combat constant pour lequel les institutions sont un outil aux mains des citoyens ?

A ces questions, Dominique Rousseau apportera son analyse d’expert reconnu et conduira nos débats.

Ouvrages récents :
Radicaliser la démocratie, Seuil, 2015.
Le Consulat Sarkozy,, Odile Jacob, 2012.
La Vème République se meurt, vive la démocratie,, Odile Jacob, 2007


Bernard A. Wolfer
Président du Cercle Condorcet de Paris


Les plénières sont ouvertes aux membres du cercle et à leurs invités


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