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Cercle Condorcet de Paris






Les trois prochaines plénières

le mercredi 14 avril , le mardi 4 mai 2021 et le mercredi 19 mai

mise en ligne: mardi 13 avril 2021

Louis Gallois


la première plénière se tiendra le mercredi 14 avril 2021 à partir de 18h30

En raison des contraintes liées à la crise de la Covid 19, cette séance aura lieu par Visio-conférence pour laquelle vous recevrez les liens qui vous permettront d’y accéder. Le nombre étant limité, nous vous remercions de vous inscrire au plus tard le 05/avril/21 avant 16h sur l’adresse mail [flevasseur@ligueparis.org->flevasseur@ligueparis.org]


sur le thème:

Les libertés publiques à l’épreuve des crises

Avec
Avec Michel Tubiana*
Avocat, ancien président de la Ligue des droits de l’homme



Depuis 40 ans, des crises majeures (du terrorisme aux pandémies comme le COVID-19) avec des évènements à forte portée symbolique comme le 11 septembre 2001 ont conduit les gouvernements à limiter les libertés publiques, du Patriot Act aux mesures liées au confinement. Certains dirigeants politiques en ont profité pour développer leurs penchants autoritaires. Cette dérive ne se matérialise pas que sous forme de lois mais aussi plus insidieusement par le passage du judiciaire fondé sur des lois et des principes à des juridictions administratives qui ne cherchent qu’à tester jusqu’où l’Etat peut aller loin dans ses écarts aux droits.
On assiste aussi à un fort développement de la société de surveillance, aussi bien publique que privée, avec un délitement des libertés publiques sous la pression de rhétoriques sécuritaires. Ceci contribue à l’émergence ou au renforcement de peurs collectives associées au terrorisme ou aux menaces supposées des pays du Sud ou de l’Islam.
Enfin, la mise en œuvre de mesures coercitives est parfois nécessaire, temporairement et donc acceptée, mais la question est celle de la réversibilité. Le pouvoir appelle le pouvoir. Les mesures liées à l’état d’urgence passent régulièrement dans le droit commun. La réversibilité sera-t-elle « révolutionnaire » ? Elle nécessite une rupture profonde d’une société imaginée sous les risques vers une société souhaitée apaisée. Ceci poserait un problème majeur en cas d’arrivée au pouvoir par les urnes de l’extrême droite.
La crise liée au dérèglement climatique nécessitera une inflexion significative de nos modes de vie : sera-t-elle imposée par le haut avec un risque de creusement des inégalités et de soumission à certains lobbies ou bien les gouvernements respecteront-ils les valeurs démocratiques et feront-ils appel à l’intelligence des citoyens avec une co-construction des mesures à prendre ?
Comment préserver la démocratie : équilibre des pouvoirs, existence de contre-pouvoirs, … et les valeurs républicaines face à des évènements paroxystiques ? Comment éviter la dérive ssécuritaire et autoritaire actuelle ?
Michel CABIROL
Membre du Cercle Condorcet de Paris
Président du comité de liaisons des cercles Condorcet

*Michel Tubiana est avocat. Il a été élu président de la Ligue des droits de l'homme (LDH) en 2000, succédant à Maitre Henri Leclerc. Il le demeure jusqu'en juin 2005, fin de son mandat.



Les plénières sont ouvertes aux membres du cercle et à leurs invités Nous comptons sur votre présence et vous prions de croire à nos meilleurs sentiments




la seconde plénière se tiendra le mardi 4 mai 2021 à partir de 18h30

En raison des contraintes liées à la crise de la Covid 19, cette séance aura lieu par Visio-conférence pour laquelle vous recevrez les liens qui vous permettront d’y accéder. Le nombre étant limité, nous vous remercions de vous inscrire au plus tard le 05/avril/21 avant 16h sur l’adresse mail [flevasseur@ligueparis.org->flevasseur@ligueparis.org]


sur le thème:

Les états d’urgences font redécouvrir la nécessité du Droit

Avec
Dominique Rousseau*
professeur de droit et constitutionnaliste.



Nous sommes loin de Valmy, quand la République, menacée, se mobilisait pour défendre son existence, ses libertés, sa citoyenneté ouverte. Devant les crises, les menaces multiples qui bouleversent nos sociétés, et pas seulement la so-ciété française, les réponses politiques pourtant agissent plus sur la peur qu’elles provoquent, et un besoin de protection et de sécurité supposé, que sur la mobilisation citoyenne qu’une démo-cratie, le pouvoir des égaux, impliquerait normalement. Les limitations de liberté au nom de l’ordre se multiplient, le mode de gouvernement lui-même, très centralisé, parait échapper aux représentants, et pas seulement par le recours aux ordonnances : la fabrication même de cer-taines lois se fait sous des impératifs d’ordre public ou « républicain ». Loi sécurité globale, loi sur les séparatismes, etc.. Une laïcité excluante est même appelée à la rescousse, quand les manifestions de minorités risqueraient de fragiliser les pouvoirs, plus que la société. Une certaine conception, étroite, de la société française fondée sur des principes répu-blicains visent en fait à corseter le corps des citoyens, sur la façon de penser, d’être, de s’habiller, voire même de se réunir ou de protester. L’urgence sanitaire, sans aucun doute nécessaire, fait souvent référence à des injonctions dont la légitimité repose plus sur un bio pouvoir décrété que sur une organisation scientifique, médi-cale et sociale reconnue par ses délibérations, ce qu’ont bien montré les nombreux couacs de-puis les masques jusqu’aux vaccins, aux consignes ou règles variables et parfois mal définies, sans parler des attestations dont nous sommes les seuls au monde à bénéficier. Notre société n’est-elle pas devenue une société de méfiance? Le droit est un instrument qui peut au contraire installer une confiance mutuelle dans une société démocratique. Sa nécessité n’en devient que plus grande dans ces états d’urgence. Dominique Rousseau, Professeur de Droit, Constitutionnaliste, nous développera son analyse du temps présent : « Avant, beaucoup critiquaient le Droit, l’Etat de Droit comme des illusions, des masques pour cacher la domination des élites capitalistes. Or, aujourd’hui, toutes les critiques adressées à l’état d’urgence le sont au nom du Droit et tout le monde demande un retour du Droit ». Bernard Wolfer Président du Cercle Condorcet de Paris

**Dominique Rousseau est professeur de droit et constitutionnaliste. Il a enseigné à Montpellier, où il fut président du Cercle Condorcet. Il est professeur à Paris 1 Panthéon Sorbonne. Il a été membre de l’institut de France et du Conseil Supérieur de la Magistrature. Il a notamment écrit : La démocratie Continue, LGDJ, Bruylant, 250 p., 1995 Radicaliser la démocratie, propositions pour une refondions, Seuil, Points, 2015
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la troisième plénière plénière se tiendra le mercredi 19 mai 2021 à partir de 18h30


En raison des contraintes liées à la crise de la Covid 19, cette séance aura lieu par Visio-conférence pour laquelle vous recevrez les liens qui vous permettront d’y accéder. Le nombre étant limité, nous vous remercions de vous inscrire au plus tard le 05/avril/21 avant 16h sur l’adresse mail [flevasseur@ligueparis.org->flevasseur@ligueparis.org]



Avec
Louis Gallois*

sur le thème:


sur le thème:

Les états d’urgences font redécouvrir la nécessité du Droit


La crise sanitaire de la Covid-19 a mis en évidence les limites de nos systèmes de santé et de prévention qui ont calibré les réponses à la pandémie. Elle a montré aussi la force et la fragilité de nos systèmes sociaux de répartition, lorsqu’ils existent. Le « quoiqu’il en coûte » a permis de limiter les effets de l’arrêt partiel ou total, selon les secteurs, de l’activité économique. Mais il reste difficile de penser les perspectives de l’après. Alors que cette crise a dépassé un an, sans que ses impacts soient maitrisés encore, nous restons inquiets des conséquences de la gestion de la pandémie sur l’économie, bien sûr, mais surtout sur les parties les plus précaires et fragiles de la société. Que ce soient les salariés, les chômeurs, les jeunes, y compris les étudiants. Mais aussi de nombreuses entreprises dont dépendent de nombreux travailleurs. On se prend à penser, ou à rêver, que cette crise pourrait être l’occasion de changer les règles économiques qui commandent à nos vies. Ce pourrait même être une nécessité. D’aucuns appellent à un changement de paradigme qui rejetterait la croissance et irait vers un développement humain durable. D’autres appellent à une croissance reposant sur des innovations qui respecteraient l’environnement. Enfin, peut-être plus nombreux qu’on ne le croit, il y a ceux qui pensent que les économies repartiront sur le même mo-dèle, capitaliste et financier, lequel aurait montré sa résistance aux chocs de la pandé-mie. Nous n’avons qu’une certitude : cette crise marquera l’histoire, par son étendue et ses répercussions. On en mesure certains effets immédiats : les replis nationalistes ou identi-taires, les reconfigurations de certaines chaines de valeur. Le manque de masques, de respirateurs, d’oxygène, les difficultés en matière de création puis d’achat de vaccins, sont des symptômes d’économies et de sociétés trop confiantes dans les vertus du seul marché global. Produire plus chez soi pour moins dépendre des marchés globaux et lointains serait-il une voie nouvelle ? Beaucoup de points restent obscurs. L’explosion des inégalités dans le monde, y com-pris en France et en Europe en est un. Entre groupes sociaux, entre pays. Les plus at-teints par la Covid-19 sont les plus pauvres, ou les plus enserrés dans le monde produc-tif. Et leur pauvreté s’accroît, sans perspectives d’en sortir. Comment dans l’avenir proche prévenir l’extension de ces inégalités ? Par quelle crois-sance ? Par quels nouveaux usages de l’éducation, de la santé, de la recherche, de la culture aussi ? De la solidarité ? Enfin davantage de démocratie en supplément ne serait-il pas nécessaire ? Louis Gallois*, membre fondateur du Cercle Condorcet de Paris, viendra en débattre avec nous.*
*Louis Gallois est bien sur connu par les responsabilités exercées à la tête de grandes entreprises nationales (notamment Snecma, Aérospatiale, SNCF). Il a également présidé EADS. Puis il a été nommé Commissaire à l’investissement productif (2012-2014). Il était venu nous présenter le CICE et en débattre avec nous. Il a présidé le conseil de surveillance de PSA jusqu’en 2020. Ses engagement associatifs sont importants. Il est président de la FNARS (Fédération Nationale des Associations d'Accueil et de Ré-insertion Sociale). Il préside également la fondation « territoires zéro chômeur longue durée ». Il intervient régulièrement dans le débat public sur ces sujets. Bernard Wolfer Président du Cercle Condorcet de Paris
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