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Sommaire de la Lettre N°47, février 2020


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Le Tableau de bord de l’Asie centrale et orientale et de l’Eurasie
Plénière du 21 mars 2019



mise en ligne: lundi 17 février 2020

L’exposé de Jean-Pierre Pagé

Le Tableau de Bord est une aventure qui a commencé en 1992, destinée à faire connaître ce que l’on a appelé « l’Europe de l’Est » à la suite de la « Chute du Mur de Berlin ». Elle s’est poursuivie jusqu’à maintenant grâce à la disponibilité et l’abnégation d’une équipe formidable de rédacteurs pratiquant une sorte d’apostolat.

Le dernier Tableau de Bord de l’Europe Centrale et Orientale et de l’Eurasie dont la rédaction s’est achevée en juin 2018 est en cours de publication par l’INALCO qui a pris la suite du CERI Sciences-Po en la matière.

Au commencement, il n’y avait presque rien : une équipe d’étudiants passionnés par le sujet. Peu à peu, l’équipe s’est professionnalisée. Plusieurs des auteurs présents à l’origine sont toujours là. Le champ couvert par le Tableau de Bord a lui-même évolué : si, au début, il a été consacré essentiellement aux pays de l’Europe centrale au sens large comprenant la Bulgarie et la Roumanie, ainsi qu’à la Russie, il a été élargi aux Pays Baltes, ceci justifiant son nom de Tableau de Bord de l’Europe centrale et orientale. A partir de 2010, il a connu une nouvelle extension au prix d’un dédoublement en deux volumes pour couvrir tous les pays de l’ex URSS et, notamment toutes ses composantes asiatiques, ce qui a justifié l’appellation de Tableau de Bord de l’Europe centrale et orientale et de l’Eurasie. Enfin, il traite, bien évidemment, des pays de l’Europe du Sud-Est, regroupés sous le vocable de « Balkans Occidentaux ».

Le Tableau de Bord a connu plusieurs époques : le balbutiement initial lors du passage à l’économie de marché, l’apprentissage de celle-ci, la crise des années 2008 à 2010, une période euphorique consécutive à cette crise qui a vu les économies des pays considérés afficher des résultats remarquables, tant en matière de croissance que d’équilibre des finances publiques.
• Des fonds structurels financés par l’Europe

A cet égard, il convient de souligner le rôle fondamental qu’ont exercé et exercent encore les « fonds structurels » financés par l’Europe de l’Ouest, sous l’égide de la Commission Européenne. Ces fonds qui sont dévolus aux pays qui ont intégré l’Union Européenne auront exercé une influence considérable dans la reconversion et le développement des pays de l’Europe de l’Est, notamment dans le domaine des infrastructures. On constate que, notamment dans le groupe de Visegrad (comprenant la Pologne, la Hongrie, la République Tchèque et la Slovaquie), ces pays se sont transformés, même si cela a touché différemment les villes et les milieux ruraux, comme tel est le cas de façon frappante en Pologne, au point de créer de véritables inégalités dans ce pays avec des conséquences notables sur les équilibres politiques.

Et il ne faut pas s’étonner si l’on constate, aujourd’hui, que les mêmes pays, connaissent les prémisses d’un essoufflement. S’ils appliquent toujours, dans l’ensemble, des politiques économiques conformes aux instructions données par la Commission Européenne, notamment en matière de finances publiques – ils respectent plus scrupuleusement que les pays de l’Europe de l’Ouest les normes concernant les déficits publics -, ils connaissent d’autres types de difficultés.

Alors que leurs économies se sont caractérisées pendant très longtemps, par un chômage très élevé, aujourd’hui, ils affichent des taux très réduits en la matière, à tel point que l’on peut parler d’une pénurie de main d’œuvre. Cela résulte d’un phénomène pervers : l’attirance qu’exerce sur leurs populations actives les pays limitrophes de l’Europe de l’Ouest dont les activités sont très développées, principalement en Allemagne, et absorbent des quantités considérables de main d’œuvre à des taux de rémunération très attractifs. En Hongrie, cela conduit même à un double mouvement démographique : l’exode d’une partie importante de sa population active, attirée par les salaires, élevés par comparaison pour les populations de ce pays, pratiqués à l’Ouest (principalement en Allemagne), est compensé par l’arrivée de travailleurs plus pauvres, provenant plus particulièrement de Roumanie. On assiste donc à une sorte de transfert de population originaire de la partie la plus orientale de l’Europe (Roumanie, Bulgarie, Ukraine) vers les pays plus avancés du Groupe de Visegrad, venant compenser les départs de populations actives de ceux-ci, essentiellement vers l’Allemagne.
• Une transformation remarquable

En conclusion, on peut affirmer qu’une transformation remarquable des pays de l’Europe de l’Est s’est produite. Elle n’est pas encore achevée et reste en cours. Elle est, d’une certaine manière, plus avancée en matière économique où la « transition » peut être considérée comme quasiment terminée que dans le domaine politique où, dans tous ces pays, se produit une recherche de voies stabilisées et s’expérimentent, sur le vif, des formes qui prennent encore des aspects chaotiques. Cela vaut pour tous les pays du Groupe de Visegrad avec des formes différentes caractérisées par un foisonnement de comportements mélangeant le politique et la pratique des « affaires » en République Tchèque et en Slovaquie et l’économie que l’on a qualifiée « d’illibérale » en Hongrie. La Bulgarie et la Roumanie, pour leurs parts, malgré des croissances apparemment impressionnantes au cours du passé récent, peinent à se débarrasser de pratiques maffieuses héritées des anciens systèmes.

Dans ce panorama, les Pays Baltes méritent une place à part en raison de la rapidité de la transformation de leurs économies qui leur a valu d’être intégrées très tôt dans l’Union Européenne, dans laquelle ils sont désormais solidement implantés depuis une quinzaine d’années déjà, malgré le handicap que pouvait représenter leur appartenance à l’ex URSS (contrairement aux pays de l’Europe Centrale). Ceci n’a pas été réalisé sans mal et au prix de thérapies de choc au début qu’ils ont payées sur le plan social. Aujourd’hui, confortablement installés dans l’Union Européenne, après ce que l’on peut considérer comme une véritable purge, ces pays se préoccupent davantage du bien-être de leurs populations.
Bien entendu, ce qui vient d’être dit ne concerne pas certaines anciennes parties de l’URSS, comme l’Ukraine, bien sûr, mais aussi la Biélorussie et la Moldavie, qui peinent à suivre le mouvement et restent dans une situation difficile, à la traîne des autres pays de l’Europe de l’Est.

L’exposé de Julien Vercueil

L’exposé de Julien Vercueil porte sur les douze pays de l’Eurasie, ce qui couvre la Russie et les anciens pays de l’URSS maintenant indépendants par rapport à la Russie (cela concerne les Pays Baltes, l’Ukraine, la Moldavie, la Biélorussie, l’Arménie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et plusieurs républiques de l’Asie Centrale, soit, en tout, douze pays).

L’on observe un énorme contraste avec les pays de l’Europe Centrale : le rapport à l’Europe y est beaucoup plus complexe, distant selon les pays, et forcément différent. Ils ont connu une large période d’acclimatement à leur nouvelle situation entrainant d’abord une réduction de leur niveau de vie, suivie d’un retour difficile à la croissance. Un facteur commun : la présence de la Chine, très prégnante.

L’exposé porte d’abord sur la Russie. La Russie a exercé pendant les années 2010 le rôle de métronome régional à travers un processus de reconstitution d’une union douanière en vue de recréer un espace commun avec, en ligne de mire, un « modèle commun ».

• La Russie

Aujourd’hui, un certain nombre de monnaies sont plus stables que le rouble. C’est que la Russie a subi, elle-même, une véritable crise économique et sociale (dont le poids a été supporté par la population qui a subi une diminution de 15 à 20% de son pouvoir d’achat).
La dévaluation du rouble a donné une marge de manœuvre aux entreprises russes à quoi s’est ajoutée la reprise très importante du prix du pétrole.
A partir de 2017, la demande russe a cessé de chuter et la consommation a redémarré. La croissance a repris et la conjoncture en Russie est meilleure qu’au cours des années 2009-2010. Malgré cela, la Russie ne parvient pas à rattraper son retard.

C’est que la politique économique du Gouvernement ne parvient pas à accompagner le mouvement et reste trop polarisée vers la lutte contre l’inflation ? Cette politique a, certes, permis de rapprocher les taux d’inflation de ceux que l’on observe en Europe, mais elle n’a pas apporté le soutien à l’activité économique qui aurait été nécessaire pour stimuler la croissance qui continue à se traîner à des niveaux trop faibles.

La Russie se présente aujourd’hui comme un pays caractérisé par un déclin démographique avec une diminution du nombre des actifs et un appareil productif dont la modernisation pâtit d’un niveau insuffisant de l’investissement et de progrès de productivité trop faibles.

Actuellement, son potentiel de croissance reste beaucoup plus faible qu’au cours des années 2000 et l’objectif du Président Poutine de doubler le taux de croissance semble hors d’atteinte.

Quelques mots pour terminer : force est de constater que le développement de l’Union Economique Eurasiatique qui constitue le grand projet pour la zone reste entravé par le fait que les règles qui la sous-tendaient n’ont pas été réellement appliquées. On assiste, au contraire, à de petites guerres commerciales à l’intérieur de l’Union.

rédaction des 2 exposés par Jean-Pierre Pagé



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