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Il y a 22 commentaires dans les articles
Vos commentaires


Heures de vérité

17 juin 2020
par zarka

merci Robert pour cet article clair, limpide et efficace. un terrible piège est tendu à ceux qui se sentent - à juste titre - victimes des discriminations et de la non reconnaissance des erreurs, fautes et crimes du passé, parfois encore présents ;
ce piège est celui de se monter les uns contre les autres ;
c’est terrible, et il est d’autant moins facile de déjouer ce piège que les groupes humains ont passé leur temps à se taper dessus au nom de ces appartenances stupides auxquelles certains voudraient nous assigner éternellement.



Un nouveau paradigme pour l’après Coronavirus

29 avril 2020
par Jean-Michel Eychenne

Bonjour Michel,

- Bel ouvrage. Belle synthèse qui me fait m’interroger, outre le plaisir que cela procure, sur le besoin de consacrer chaque jour de nombreuses heures à la lecture de la presse alors qu’aucun élément important n’échappe à ton analyse.
- Merci pour cette brillante contribution.
- Modeste contradiction à apporter, surtout pour te monter que j’ai lu ton texte avec attention, les voitures de luxe, Porsche, Maserati... se vendent très très bien en ce moment car à l’inverse des placements boursiers ou du cash, elles ne risqueront pas de subir l’inflation qui ne manquera pas de sévir, si elle n’est pas provoquée pour effacer les dettes, ou la pression fiscale.

Amitiés,

Jean-Michel



De l’espace public, des musulmans et des libertés…

16 février 2020
par Jean-Loup Motchane

Très bon article



Nom de nom !

6 décembre 2019
par Tom Reverse

We have been looking for an article like this for a long time



Les neurosciences et l’éducation : Liaisons, raisons et déraisons ?

18 mars 2020
par MC Masure-Blais

Bonjour,
Serait-il possible de remplacer le nom et la photo de Gérard Borst par ceux de Grégoire Borst (le bon orateur),dans le sommaire de la Lettre 46 et en tête de la synthèse de la conférence ?

https://esf-scienceshumaines.fr/241__borst-gregoire

Bien cordialement,



Vos contributions au prochain débat

7 mars 2019
par Henrard Jean-Claude

Pourquoi la révolte des gilets jaunes
Contribution au grand débat
JC Henrard
La révolte des gilets jaunes est un indicateur du fossé qui s’est creusé entre les « élites politiques médiatiques, économiques, scientifiques et « le peuple ». Les premières sont censées bénéficier de privilèges en termes de revenus, d’accès aux services publics – écoles, universités, grandes écoles ; médecins, hôpitaux - et aux biens culturels. Ceux qui se disent « le peuple » ressentent de profondes inégalités économiques, sociales, culturelles territoriales et un certain mépris de la part des élites. Ils sont choqués par : des inégalités de revenus entre le 1% le plus riche et leur revenu, mais aussi par les avantages réels ou supposés des élus ; des inégalités devant l’impôt : d’un côté on supprime l’ISF d’un autre côté on augmente la CSG des retraités ; on taxe les carburants des voitures mais pas ou très peu le kérosène des avions ou le fioul lourd des bateaux géants des de croisière. Dans les faits, ils peuvent ne pas avoir accès aux services publics, ils sont non représentés au niveau du Parlement et du pouvoir exécutif, ils ont souvent un travail mal rémunéré d’où des difficultés à boucler les fins de mois.

Cette révolte des gilets jaunes a des causes systémiques qui remontent à la chute de l’empire soviétique voire, plus anciennement, à la conversion de l’Occident et de ses alliés au néolibéralisme à la fin des années 1970. Mais depuis cette chute, on assiste à l’accélération de la transformation du capitalisme en capitalisme financier mondialisé, qui prend le pas sur les pouvoirs politiques quand ces derniers n’en sont pas les alliés. Cette autonomisation de la logique du capital ignore les besoins collectifs pour ne s’intéresser qu’aux besoins solvables, tend à s’affranchir de toute contrainte sociale et environnementale et à étendre l’emprise des rapports marchands. Les conséquences sont environnementales, économiques, sociales et politiques.

La grave crise environnementale mondiale est marquée par le changement climatique, la réduction de la biodiversité, les multiples pollutions de l’air, de l’eau, des sols agissant sur les produits alimentaires et dont les premières victimes sont les plus pauvres.

Les conséquences économiques et sociales néfastes ont été fortement aggravées par la crise bancaire et financière de l’automne 2008 qui, partit des Etats-Unis entraina le monde dans une crise économique majeure. Elles ont été plus ou moins dramatiques selon les réactions des pays. L’accroissement de l’endettement des Etats est lié au sauvetage du secteur financier. La hausse des taux d’intérêt et de la sélection plus forte des emprunteurs notamment au niveau de certains pays de l’UE ont conduit certains ménages à être dans l’impossibilité de rembourser leurs emprunts -d’où la perte de leur logement -, à la réduction de la consommation des ménages et des investissements d’où une forte réduction de la croissance marquée par le chômage de masse. Sous la pression des marchés financiers et des règles budgétaires Européennes, des gouvernements ont visé le retour vers l’équilibre de manière prématurée avant que le chômage ait commencé à diminuer d’où la tendance à la limitation voire la réduction des dépenses publiques. Cette politique a conduit au moins disant fiscal et social entre pays de l’UE. En outre, les investissements nécessaires pour le développement des nouvelles technologies n’ont pas été faits, au niveau de l’UE, laissant le champ libre aux Etats-Unis et à la Chine.

Les liquidités injectées par les banques centrales pour pallier la crise ont été pour partie détournées de l’économie réelle et orientées vers la spéculation. Une minorité en a profité pour accroitre ses revenus et une aggravation des inégalités entre la majorité de la population et les 1% des plus riches aux revenus faramineux.
En France, pour réduire les déficits publics, la fiscalité a augmenté à partir de 2011. La politique de l’offre a, à partir de 2013, diminué la taxation des entreprises d’où une plus grande augmentation de la fiscalité des ménages. Pour réduire le coût du travail des exonérations de cotisations sociales patronales ont certes stimulé l’embauche mais d’emplois peu payés. Il en a résulté l’augmentation d’emplois précaires et n’assurant pas des revenus suffisants pour vivre. L’augmentation de la fiscalité des ménages ne s’est pas accompagnée d’une augmentation des prestations ni des services publics dont certains ont même été supprimés dans les zones rurales voire des petites villes en ce qui concerne les transports, les écoles, les services de soins. Pour la première fois depuis la guerre pouvoir d’achat a baissé sur une longue période . Cependant la redistribution par des prestations sociales entre les 20% les plus riches et les 20% les plus pauvres a été maintenue ce qui explique la réduction partielle des inégalités par rapport à d’autres pays. Mais, l’état providence français a échoué à faciliter la mobilité sociale. L’école française est une de celles, qui parmi les pays de l’OCDE, participe le plus à la reproduction des inégalités sociales .Ceci participe au pessimisme français quant à l’avenir.

Cette crise a eu des conséquences politiques, avec montée des nationalismes populistes dans le monde (élection de Trump, de Bolsonaro, démocrature en Turquie etc.).

La montée des nationalismes en Europe s’est accompagnée du rejet de l’UE par une part croissante des peuples européens. Elle s’est exprimée à travers les résultats du référendum sur le Brexit, les régimes de démocrature dans certains pays de l’UE, les résultats des élections en Italie, Autriche, la montée des mouvements d’extrême droite aux Pays-Bas, en Belgique, en Grèce, en Espagne, dans les pays nordiques sans oublier la France où le Front/Rassemblement National caracole dans le haut des sondages. Elle est accompagnée d’un rejet des partis traditionnels démocrates-chrétiens et sociaux-démocrates dans les pays fondateurs de l’Europe, rendus responsables des effets négatifs attribués à la mondialisation. L’élection d’Emmanuel Macron illustre bien ce rejet des partis de gouvernements.

En France des facteurs structurels et des processus de gouvernement sont spécifiques. Parmi les facteurs structurels on peut souligner un exécutif souverain mal contrôlé par le Parlement, surtout depuis le quinquennat ; un parlement dont la composition n’est pas représentative des différents groupes sociaux. En termes de fonctionnement prédomine une verticalité du haut vers le bas dans l’exercice du pouvoir qui n’a pas d’équivalent dans les pays démocratiques, une attente de la part des citoyens de l’intervention de l’Etat pour régler les problèmes de toute nature tout en critiquant son interventionnisme. S’ajoute la faiblesse des débats démocratiques sur les grands enjeux sociaux, économiques, sociétaux confisqués par la technostructure s’appuyant sur les experts du courant dominant (économie, énergie) et les corporations dominantes (agriculture, santé, etc.) dans chacun des domaines. Enfin la révolte de la rue s’inscrit dans la culture et l’histoire du pays depuis des siècles.

Le comportement d’Emmanuel Macron, réformant en passant en force sans tenir compte des avis des corps intermédiaires, ses phrases choc passant pour des signes de mépris envers les gens exclus du marché du travail ou qui ne réussissent pas ont conduit à des manifestations de haine à son égard. Le gouvernement actuel en supprimant l’ISF en même temps qu’il diminuait les montants des APL, puis en augmentant la CSG des retraités a commis une erreur politique. L’ajout de la hausse des taxes sur les carburants sous prétexte contribution de la lutte pour le climat a constitué le déclencheur de la révolte avec le sentiment de l’absence d’équité entre les très riches et ceux qui peinent à boucler leur fin de mois et la sensation d’être oublié voire méprisé par les élites des « métropoles » dont le président de la république apparaît comme l’archétype.

En Bref, la révolte des Gilets jaunes est l’expression du fossé creusé entre « le peuple » et les « élites », entre les perdants et les gagnants de la mondialisation. Les facteurs qui y ont contribué sont mondiaux – la prise de pouvoir de la finance sur les politiques, la concurrence des pays à bas coûts -, européens -l’orthodoxie budgétaire et l’obsession de l’équilibre budgétaire pendant une phase de faible activité –, nationaux les conséquences de la politique de l’offre baissant les revenus du travail et le pouvoir d’achat, et de l’inadaptation du système scolaire à l’éducation de nouveaux publics maintenant les inégalités sociales, la structure et le fonctionnement du pouvoir exécutif aggravé par le comportement d’un président archétype de l’élite relativement néophyte en politique ainsi que de nombreux membres de son gouvernement et des nouveaux députés de son mouvement.

La réponse de l’exécutif à la révolte des gilets jaunes paraît être un rééquilibrage des prélèvements obligatoires : diminution de la fiscalité pesant directement sur les ménages, légère augmentation de celle pesant sur les entreprises, soutien au pouvoir d’achat des ménages d’actifs notamment des classes « moyennes » mais pas des retraités. Le grand débat organisé par le gouvernement permet aux élus notamment municipaux de retrouver un rôle, aux citoyens d’exprimer leurs doléances. Ce qu’il en sortira sera essentiel pour la sortie de cette crise. L’inflexion de la politique économique, une meilleure prise en compte de l’urgence environnementale, plus de participation des citoyens dans le contrôle des décisions politiques suffiront-elles pour mettre fin à la révolte. Des corps intermédiaires avancent des propositions intéressantes liant le défi environnemental et les problèmes économiques et sociaux qui devraient donner lieu à des décisions de l’exécutif pour y répondre.

En attendant la révolte se poursuit en se radicalisant car incapable de s’organiser pour établir
un programme et de se constituer en mouvement politique et faisant le jeu des extrémistes de droite et de gauche. Ce faisant cette révolte perd le soutien d’une partie de la population qui faisait sienne les revendications des gilets jaunes.



Nécessité d’un nouveau paradigme économique, social, environnemental et culturel

28 janvier 2019
par Claire Nguyên-Duy

Merci à Michel pour cet article remarquable et dans lequel je me retrouve parfaitement.
J’ajouterais juste la question très problématique de la démographie mondiale.
Les défis sont immenses. Quelle contribution le Cercle compte-t-il apporter ?
Claire



Les inégalités en France

3 novembre 2017
par Jean-Loup Motchane

Merci pour votre intéressante suggestion



Les inégalités en France

1er novembre 2017
par Dimitri

Bonjour,

il pourrait-être intéressant que vous réalisiez une web letter pour informer ceux qui s’y seront inscris (y compris les non adhérents) quand de nouvelles choses sont publiées sur votre site. cela augmenterait le rayonnement de votre cercle et de vos écrits auprès de sympathisants qui ne peuvent/veulent adhérer ou n’ont pas le temps d’assister ou participer à vos réunions réunions.

je vous connais grâce à un ami adhérent. je n’étais pas venu voir votre site depuis longtemps. je ne pense pas spontanément à venir voir les mises à jour de votre site. c’est pourquoi être informé par une web letter m’intéresserait. notamment je pourrais demander à mon ami de m’inviter à une plénière qui m’intéresserait. votre nouveau site web est bcp plus convivial que le précédent. Cordialement


  • Les inégalités en France
    3 novembre 2017, par Jean-Loup Motchane Les inégalités en France

    Merci pour votre intéressante suggestion

    Répondre à ce message

  • Les inégalités en France

    6 octobre 2017
    par Laurent Guyot-Sionnest

    inscription ?



    Le caractère suicidaire des programmes des droites changer ce monde"

    1er février 2017
    par balda

    lien petition participative

    #Les États-Unis-Russie : Tensions Géopolitiques #et Terrorisme. Voir mon site http://www.la-desobeissance-civile.com



    Retour sur le projet de loi sur les conditions du travail

    2 avril 2016
    par Cole Porter

    Very good paper. Congratulations



    Retour sur le projet de loi sur les conditions du travail

    26 mars 2016
    par André Almeida

    Bravo pour cet article. Amis du Cercle Condorcet de Paris,
    continuez !



    La rhétorique et le projet El Khomeri de réforme du droit du travail

    16 mars 2016
    par André Almeida

    Enfin une réaction du Cercle Condorcet de Paris au projet de loi El Khomeri.
    On attend la suite !



    Editorial : lettre N°39

    28 mars 2016

    Très bon éditorial



    Après les attentats du 13 novembre 2015

    20 novembre 2015
    par Raphaël Parejo, sociologue et ethnomusicologue

    Bonjour,

    Je suis un chercheur français, sociologue et ethnomusicologue, qui actuellement vit et travaille en Espagne. Je porte également le deuil de toutes ces morts violentes.

    Bien sûr nous sommes tous choqués et révulsés par cette barbarie et le fait que certaines de nos valeurs essentielles aient été visées (mode de pensée, mode de vie, mais aussi notre système politique bien mis à mal depuis quelques années).

    Je ne suis pas vraiment surpris par la radicalisation d’une partie de la jeunesse française, souvent issue à deux ou trois générations de distance de l’immigration, mais pas seulement. Car il est encore plus inquiétant de constater que désormais de jeunes français "de souche" sont aussi partie prenante de cette radicalisation.

    J’ai eu l’occasion dans les années 1980 du siècle passé de travailler dans les banlieues de Paris et de participer à des groupes de réflexion qui s’étaient alors montés. Je pense en particulier à l’un d’entre eux très actif, parrainé par le Ministère de l’Éducation Nationale, dont les réunions se tenaient à l’École Normale Supérieure (rue d’Ulm), et qui portait sur l’interculturalité, l’intégration et le rôle essentiel de l’éducation. Dans tous ces groupes était régulièrement évoqué un malaise persistant des enfants, adolescents et jeunes adultes de ces zones urbanisées qui étaient déjà en exclusion.

    Je me demande donc ce qu’a fait la République, tant sous les gouvernements de gauche que ceux de droite, après toutes ces alertes données durant des décennies par éducateurs, élus locaux, mais aussi chercheurs (plus spécialement sociologues), sans oublier les services de police ? Les intellectuels (chercheurs et analystes) ont fait leur boulot durant toutes ces années, les politiques pas vraiment.

    Après ces attentats horribles, le massacre survenu à Charlie Hebdo et ceux de ce 13 novembre à Paris et Saint-Denis, qui nous horrifiés, il nous faut faire preuve à la fois de résolution et fermeté dans la réponse policière et si nécessaire militaire apportée, mais aussi et surtout savoir raison garder. Et aborder une fois pour toute une autocritique en profondeur.

    Il nous faut garder effectivement la tête froide, ne pas prendre de décisions “à chaud" comme cela semble le cas. Et ne pas tomber dans le piège qui consiste à monter un état policier qui ne résoudra pas le problème terroriste en soi, et surtout le problématique complexe de la jeunsee française, et ne fera que limiter les libertés dans un pays où le fondement même est justement le principe "liberté, égalité, fraternité.

    La réponse militaire à l’extérieur et le déploiement miltaire et policier à l’intérieur avec proclamation de l’état d’urgence, ne doivent pas occulter plus de 30 ans ne non-réponse aux problèmes des banlieues et autres zones d’exclusion au sein même de la société française.

    Ce sont des réflexions que je lance comme cela, mais qui mériteraient bien sûr d’être débattues.

    Merci pour votre site qui est un intéressant et nécessaire espace de réflexion.

    Mes meilleures salutations.



    La Zone Euro entre reprise et pressions déflationnistes

    26 février 2014

    excellent article



    "Actualité de Diderot, philosophe des Lumières"

    30 janvier 2014

    Cet article est passionnant



    Croissance et progrès après la crise

    22 novembre 2016
    par RIBES

    Vers une nouvelle citoyenneté ?
    Après les trente glorieuses, les pays développés se sont enlisés dans le chômage de masse. Un sentiment d’impuissance collective s’est installé, aggravant la détresse sociale.
    Certains économistes mettent en avant l’écart de compétitivité entre les pays économiquement avancés et ceux qui émergent. Cela permet d’en appeler encore plus à la baisse des couts du travail et à la mise en cause des droits, le chômage pesant lourdement sur les capacités revendicatives.
    Les jeunes ont du mal pour trouver un premier emploi pérenne, plus de 80% sont des emplois temporaires.
    Ces conditions entraînent un climat de doutes et de peurs, très peu propice à l’engagement citoyen et qui suscitent au contraire des réactions d’hostilités contre ceux qui soi disant profiteraient du système, ou des oppositions contre des boucs émissaires.
    On a pu dire que la Laïcité et la citoyenneté avaient, en ce sens besoin de la solidarité. Mais en même temps l’appel à la solidarité devient de plus en plus difficile.
    Alors bien entendu la question du revenu d’existence ou revenu de base est à nouveau sur le tapis. Puisqu’il n’y a plus assez de travail, concevons au mois un revenu minimum, semble t on dire !
    La revendication d’un revenu universel est aussi soutenue par de nombreuses personnes qui y verraient l’occasion d’éliminer d’autres prestations. Mais est ce véritablement LA solution ?
    Le revenu d’existence dévalorise systématiquement le travail, d’une part en permettant la multiplication des « petits boulots » alternant avec des phases de chômage, il permet surtout l’emploi de travailleurs en dessous du minimum vital. D’autre part l’accent mis sur la lutte contre l’exclusion s’accompagne d’une attaque systématique contre les emplois garantis.
    Une fois le travail dévalorisé c’est la propriété qui devient le critère de répartition inégale des revenus.
    Les conséquences de cette dévalorisation du travail sont encore plus ravageuses si on les étudie du point de vue du lien social. Le travail est une activité rationalisante.
    Alors pourquoi ne pas organiser une avancée vers un droit réel au travail ? c’est-à-dire du travail pour tous ceux qui le voudront ?
    Cela peut paraître utopique mais l’utopie peut être réalisable.
    L’idée que le travail serait en voie de disparition est une absurdité, car le travail n’est pas une denrée, mais l’expression en tant qu’ Homo Faber. L’idée qu’il y aurait des hommes de trop et que certains n’ont rien à apporter d’utile aux autres reviendrait à instituer une sous humanité.
    Le problème n’est pas de chercher des alternatives au travail (il yen a malheureusement drogue, télé. Il faut remettre le travail à sa place en luttant contre sa suppression par la création de postes de travail utile même non rentable.
    Ainsi les associations les collectivités territoriales pourraient avec inventivité, créer des multitudes d’emplois au sens d’occupations utiles.
    La condition ?? Que ces emplois puissent être payer par une caisse de solidarité économique, à l’image de la caisse du bâtiment contre les intempérie créée après la seconde guerre mondiale, une caisse à l’image des caisses de retraite ou de sécurité sociale c’est-à-dire à partir de cotisations par socialisation d’une partie des salaires.
    Cela deviendrait encore plus égalitaire si la somme décidée par exemple 80% du smic, était aussi distribuée à tous ceux qui ont un travail : les indépendants : agriculteurs ou artisans déclarés, et si chaque employeur touchait pour chaque emploi à temps plein l’équivalent de cette somme en aide. La répartition deviendrait ainsi universelle …. Mais avec un travail pour chacun
    L’idée pourrait passer par un nouveau statut du travail salarié visant à attribuer à la personne même du travailleur l’essentiel des droits salariaux qui sont jusqu’ici liés à son emploi, c’est d’ailleurs ce que demandent plusieurs syndicat. Ceci mettrait en place l’idée de la caisse de sécurité économique les extensions progressives pourraient s’organiser ensuite.
    Au moment où la mode médiatique et politique est à la fléxi-sécurité , ce qui permet surtout d’introduire plus de flexibilité, pensons d’abord à une sécurité minimale de la vie pour recréer un climat social où le citoyenneté pourra à nouveau prospérer.
    Ces idées sont bien sûr des esquisses non abouties, mais ne faut il pas créer des utopies.. ..qui quelquefois débouchent sur le réel
    Si l’on écarte l’idée de sous humains voués à recevoir sans jamais donner, il faut admettre la nécessité d’un lien entre travail et revenu.



    Victor Hugo,un intellectuel engagé

    13 juillet 2017
    par Arthur

    Bonjour,
    votre article possède une base intéressante mais il est vraiment trop succinct, dommage.



    Quels changements de paradigmes ?

    16 avril 2020
    par Paul Marcoy

    La pandémie actuelle ne sera pas sans effets. Mais quels seront-ils ? Dans quel champ de la vie sociale interviendront-ils ?

    Il y aura sans doute des attentes déçues et des évolutions imprévues qui s’imposeront.

    A travers ce forum, nous vous proposons de réfléchir aux conséquences de l’actuelle pandémie sous différents angles :

    - les relations internationales et l’évolution de l’UE,

    - la place de la démocratie et de ses valeurs,

    - les évolutions des modèles économiques,

    - les relations sociales et le monde du travail,

    - la prise en compte des problématiques écologiques.



    Sommaire

    16 avril 2020
    par Jean-Loup Motchane

    Bienvenue dans ce Forum