La France est-elle en train de basculer à l’extrême-droite ?
Le jeudi 8 octobre 2026, à 19h, Ligue de l'enseignement
La prochaine élection présidentielle de 2027 pourrait voir l’arrivée au pouvoir d’un dirigeant d’extrême
droite, une première en temps de paix et depuis l’effondrement du régime de Vichy. Après avoir réfléchi
avec Marc Lazar sur les populismes, nous allons analyser avec Jean-Daniel Lévy l’état de l’opinion
publique française en nous demandant si la France est en train de basculer à l’extrême droite.
Pour empêcher l'Apocalypse qui vient, avec Bernard Guibert
Mardi 15 septembre, à 19h, Ligue de l'enseignement
L'enregistrement est en ligne.
Actualités
Et si l’apocalypse n’était pas un événement soudain, mais un processus déjà à l’œuvre, silencieux, diffus, irréversible en apparence ?
Dans son livre récent « Pour empêcher l’Apocalypse qui vient », Bernard Guibert explore les lignes de fracture de notre monde : dérèglement climatique, pandémies, famines, guerre thermonucléaire. Quatre apocalypses potentielles, quatre figures d’un même désordre, quatre visages d’une crise unique qui engage désormais le destin de l’humanité.
Le CA s'est réuni le 25 juin et le 7 septembre 2026.
Du Conseil d’Etat, créé en1799, au Conseil Constitutionnel, créé en 1958, les deux institutions du Palais Royal chargées d’assurer la conformité des actions publiques ont largement évolué. Le Conseil d’Etat est passé d’un rôle de simple conseil à un rôle de contrôle des actes publics. Le Conseil Constitutionnel s’est développé sur le jugement de conformité des lois et des actions publiques aux textes constitutionnels, et notamment de la déclaration des droits de l’Homme de 1946. Pouvant recevoir des demandes citoyennes, il a acquis l’image d’un juge des actions de l’Etat au bénéfice des citoyens, en particulier pour la défense de leurs droits et libertés. L’intégration des textes européens et internationaux, quand ils sont adoptés par la France, dans la législation française a contribué à cette évolution
Mais qu’en est-il vraiment ? Nos droits et libertés sont-ils protégés par ces institutions ? Ces institutions sont liées par leurs recrutements et leur histoire aux corps d’Etat et aux pouvoirs politiques institués. Leur indépendance est sujette à caution, notamment pour le Conseil d’Etat, mais aussi pour le Conseil Constitutionnel dont certains arrêts laissent penser à son assujettissement à une certaine idée de la prééminence de l’Etat.
Le récent livre de Stéphanie Hennette Vauchez et d’Antoine Vauchez examine de façon approfondie la question du rôle de ces deux institutions dans la fabrication et la défense de l’Etat de droit, essentiel pour nos démocraties, et dont on sent bien la fragilité dans les temps présents.
Stéphanie Hennette Vauchez nous a exposé ce que l’histoire récente de ces deux institutions dit de la force et des faiblesses de notre démocratie.
Marc Lazar vient de publier un livre très érudit livrant une étude approfondie du populisme en France du XIXème siècle au XXIème.
Il montre les aspects très variés du populisme de droite comme de gauche. Il introduit une distinction essentielle entre populisme intégral et populisme intermittent. Les populistes ont un rapport différencié à la nation et au peuple (plebs, populus etc.), un peuple érigé en antidote à « l’oligarchie » mondialisée ou trop progressiste. Toutefois, les conditions des explosions populistes, et désormais de leur ancrage au plus profond de notre société, sont souvent les mêmes : désaffection vis-à-vis des institutions, détérioration de l’économie, « désaffiliation » d’une partie vulnérable de la population, contexte international déstabilisant, trouble culturel et identitaire avec souvent des « entrepreneurs » politiques qui s’en emparent. Le populisme explique Marc Lazar n’est pas le problème, il est l’expression de problèmes. Et d’ajouter que la récurrence de ce phénomène en France révèle notamment une tension fondamentale de notre démocratie entre l’expression de la souveraineté populaire et la représentation politique.
