Lettre N°55-56 -janvier 2023- janvier 2024

Octobre 2022

  • Une agriculture sans agriculteurs, Bertrand Hervieu
  • 2024 : crise agricole, Bernard Wolfer
  • Le dialogue public et la mer, Francis Beaucire
  • Remarques sur l’instruction publique, Bernard Wolfer
  • De l’instruction publique à l’éducation nationale, Yannick Trigance et Françoise Sturbaut
  • Retour de la Guerre en Europe, Bernard Guetta
  • A l’est du nouveau ? L’Europe peut-elle grandir ? Pierre Vimont
  • La dépense publique, face visible de l’Etat souvent décriée, Anne-Laure Delatte
  • La crise de la santé, Jean-Claude Henrard
  • Opinion : Israël-Palestine, Bernard Wolfer
  • Ignacy Sachs une vie pour l’éco-développement, Bernard Wolfer
  • L’émancipation entravée, Michèle Riot-Sarcey

Editorial

Les années difficiles se suivent, sans que nous ayons beaucoup de prise sur nombre d’événements ! Les crises climatiques et environnementales se succèdent. La guerre lancée par la Russie en Ukraine semble partie pour durer, ajoutant aux incertitudes par des crises énergétiques immédiates, des tensions sur les produits alimentaires et les matières premières et la crainte d’une extension de la guerre. Celle-ci s’est matérialisée au Proche Orient, avec la guerre entre Israël et les palestiniens du Hamas. D’autres conflits se développent ou sont en gestation. L’avenir paraît sombre. Ceci contribue à certains découragements démocratiques observés un peu partout et aux tentations de replis ou d’appel à des formes autoritaires de gouvernement, y compris en Europe. Ce présent lourd et inquiétant semble interdire de penser à un avenir serein ! Il nous semble pourtant que nous devons, malgré tout, pour les générations qui viennent, participer à l’écriture d’un autre avenir possible.

Le Cercle Condorcet tente d’y participer par des conférences et des débats pour éclairer des situations qui paraissent souvent complexes, confuses, et des évolutions dont on peine à voir les issues ou dont on peut craindre les irréversibilités.

Nous avons ainsi découvert une agriculture sans agriculteurs, puis observé le retour de la guerre en Europe, ainsi que ses effets sur une Europe de l’Est récemment entrée dans l’Union Européenne, qui pourrait encore s’élargir, mais comment ?

Nous nous sommes interrogés sur les tribulations d’une éducation nationale de plus en plus critiquée et soumise à des injonctions de « rentabilité » qui ont de moins en moins de rapport avec un projet républicain.

La transition écologique fait débat, mais elle doit clairement faire participer les citoyens et usagers : ainsi en est-il des installations d’éoliennes. Le débat public devient un enjeu démocratique.

La crise du système de santé est source d’inquiétude dans un domaine regardé comme essentiel et dont la qualité était jugée encore bonne il y a peu. Et il ne s’agit pas seulement de dépenses. En matière de dépenses publiques, le mantra politique dominant est qu’il y en a trop. A y regarder de plus près, on peut constater qu’une part importante de la dépense publique va aux entreprise privées, au capital, et que la dépense dite sociale est, quoiqu’on dise, aussi nécessaire. Alors changer ? Revenir à Keynes ? A  K. Marx ou même à A. Smith ? Sans doute s’éloigner du néolibéralisme.

Bernard Wolfer Président du Cercle Condorcet

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